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M.C Lapin de Lyon

Cher Docteur L,

L’autre jour, je discutais avec un jeune « actu-ère » (ça doit être venu avec cette nouvelle époque qu’est le 21e siècle) et il semblait connaître bien des choses sur la vie. Mais je suis resté perplexe et confus devant plusieurs de ses propos. Il me dit :

-La vie peut suivre une loi.

-Comme la loi du plus fort, lui dis-je.

-Non, je voulais dire, par exemple, une loi « qui carré ?»

-Qui?

-Oui, « qui carré ?»

-Je ne sais quoi répondre ou de qui vous parlez!

-Non non, pas qui, khi !

-Monsieur, je ne connais pas le Grec… En fait, je n’ai rien contre les Grecs ni les Anglais.

-Vous ne connaissez pas la loi « qui-deux » ?

-Bien… je peux vous nommer plusieurs duos, mais il faudrait me donner un indice et je ne vois pas le rapport avec la vie…

-Non, je parle d’une loi en statistique, comme la loi F et la loi T.

-Ahhhhh! Je me demande bien ce que la petite C. penserait de tout cela.

-Nous pouvons attribuer différents degrés de liberté à cette loi et cela fait varier la courbe de…

-Mais j’espère que nous avons le plus haut degré possible alors! Tout cela est intéressant, mais peut-être pourrions-nous continuer cette discussion un autre jour. Je dois aller voir mon avocate pour m’assurer que mes droits sont totalement respectés et que j’ai mon 360 degrés dans mon contrat d’assurance vie.

En fait, mon avocate ne pratique plus sa profession depuis plusieurs années maintenant et je crois qu’elle n’est pas au courant de ces nouvelles lois, car elle ne comprenait absolument rien de ce que je lui racontais, moi non plus d’ailleurs… Alors, je me retourne vers vous, cher Docteur L. Nous parlons bel et bien de vie et je ne vois personne d’autre qui puisse me l’expliquer mieux qu’un docteur!

Merci de votre aide!

M.C. Lapin de Lyon

P.S. C’est quoi cette pieuvre qui m’agrippe!?

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Cher M.C Lapin de Lyon

Laissez moi vous raconter une histoire de vie. Il était deux fois (car, c’est bien connu, l’histoire se répète toujours), un homme qui ne connaissait pas les chiffres (difficile à croire, mais c’est comme ça). Sa mère lui disait tout le temps : « homme, tu dois apprendre qu’ici les chiffres n’existent pas. » Et l’homme la crut sur parole (c’était une femme convaincante (comme toutes les femmes que nous connaissons et pour lesquelles nous affirmons haut et fort : « Chérie! Tu as raison ». C’est une formule qui évite bien des chicanes. Cette formule a d’ailleurs un nom et nous la nommerons X car, comme on le sait, X désigne une variable très commune en mathématiques (2 morceaux de robots (Ok, elle n’est pas évidente. Comment s’appelaient les robots dans les Satellipopettes?))).

Un jour, l’homme reçu la visite d’un représentant du parti Libéral (ayant pour mission (voir pour quête) de récolter de l’argent pour la course à la direction du parti (il se devait d’avoir la foi dans un contexte comme celui-là.)) qui voulait lui offrir des billets pour un dîner-causerie avec le sous-secrétaire du 2e assistant de l’adjoint parlementaire du Chef de l’opposition par intérim (Belle soirée en perspective). Il demanda donc à l’homme combien de billet il désirait pour la soirée. Notre homme sans chiffres ne pouvait pas lui répondre. Il tenta donc d’éviter la question. Le représentant répéta donc, mais notre homme évita encore la question laissant aller son imagination au gré du vent d’été qui faisait virevolter les feuilles des chênes au tronc majestueux et les roseaux courbant l’échine à son passage (que c’est beau). Le représentant n’étant pas du genre à se décourager (voilà certes une grande qualité pour un membre du parti Libéral), il insista si bien que l’homme lui affirma ceci : « Le nombre de billet importe peu quand la quantité n’égale que la somme de ses parties. » (Notre homme ne connaissait pas les chiffres, mais il savait compter). Le représentant fit une pause, regarda l’homme fixement dans les yeux, sortit une arme à feu de sa poche et se tira une balle dans la tête. L’homme ne sut quoi faire car, comme il était anachiffre (ne cherchez pas ce mot dans le dictionnaire, j’ai déjà vérifié et il n’existe pas), il ne pouvait pas appeler la police car il ne pouvait pas composer les chiffres 9-1-1.

La morale de l’histoire : les chiffres sont importants dans la vie (Ouf, on va tous mieux dormir ce soir en sachant ça).

Le Docteur L

qui connaît les la valeur de Pi après le point.